« Il faut que je lâche prise. »
Si vous êtes en train de lire cet article, il y a de grandes chances que vous vous soyez déjà répété cette phrase. Peut-être que votre entourage vous l’a déjà dite aussi. Avec de bonnes intentions.
« Tu devrais arrêter de te prendre la tête. » ; « Arrête d’y penser. » ; « Lâche prise. »
Mais si c’était aussi simple, vous l’auriez déjà fait.
Au lieu de cela, les pensées tournent en boucle. Vous anticipez le futur, vous repensez au passé, vous avez l’impression que votre cerveau ne s’arrête jamais. Même lorsque tout semble calme autour de vous, votre mental continue de fonctionner.
La bonne nouvelle, c’est que vous n’êtes pas seul(e). Et surtout, ce n’est pas parce que vous êtes incapable de lâcher prise. Lorsque j’échange avec les personnes qui viennent en séance, une phrase revient très souvent : ‘J’aimerais tellement réussir à lâcher prise, mais je n’y arrive pas.’ Cette phrase m’a donné envie d’écrire cet article, car je crois que beaucoup de personnes pensent être les seules à vivre cela… alors que c’est une difficulté extrêmement fréquente.
Il existe souvent des raisons bien plus profondes.
1. Votre cerveau essaie simplement de vous protéger
On imagine souvent que le contrôle est un défaut. En réalité, c’est souvent un mécanisme de protection.
Lorsque nous avons vécu des périodes de stress, des déceptions ou des situations où nous nous sommes sentis en insécurité, notre cerveau apprend à anticiper. Il pense que réfléchir davantage permettra d’éviter de souffrir à nouveau.
Alors il analyse. Il prévoit. Il imagine tous les scénarios possibles.
Le problème, c’est qu’il ne fait plus vraiment la différence entre une menace réelle et un simple inconfort.
À force, le mental reste constamment en alerte.
2. Vous vivez peut-être davantage dans votre tête que dans votre corps
Notre société nous pousse à réfléchir en permanence. Nous passons nos journées à planifier, organiser, résoudre des problèmes, répondre à des messages, consulter nos écrans…
Petit à petit, nous devenons très performants pour penser. Mais beaucoup moins pour ressentir. Or, le lâcher-prise ne se passe pas uniquement dans la tête. Il passe aussi par le corps, par la respiration, par les sensations, par le simple fait d’être pleinement présent à ce qui est.
C’est d’ailleurs pour cette raison que certaines personnes trouvent plus facilement un apaisement en marchant dans la nature, en pratiquant le yoga ou en méditant que simplement en essayant de « penser autrement ».
3. Vous portez peut-être une charge mentale importante
Le lâcher-prise devient difficile lorsqu’on a l’impression de devoir penser à tout : le travail, les rendez-vous, la famille, les finances, les projets, les tâches du quotidien…
Même lorsque le corps se repose, l’esprit continue souvent à faire des listes. Dans ces moments-là, ce n’est pas un manque de volonté.
C’est simplement que votre système est déjà très sollicité.
4. Vous cherchez peut-être à contrôler vos émotions
Parfois, ce que nous appelons « lâcher prise » signifie en réalité :
« Je voudrais arrêter de ressentir cette émotion. » : la tristesse, la colère la peur la culpabilité…
Alors nous essayons de les repousser de les analyser, de les comprendre.
Pourtant, une émotion qui n’est jamais accueillie trouve souvent une autre façon de se manifester.
Le véritable lâcher-prise ne consiste pas toujours à faire disparaître une émotion. Il consiste parfois à lui laisser un peu de place, sans chercher immédiatement à la changer.
5. Vous avez appris qu’il fallait toujours être fort(e)
Depuis l’enfance, beaucoup d’entre nous ont intégré certaines croyances.
« Il faut être courageux. » ; « Il faut tenir bon. » ; « Il ne faut pas montrer ses émotions. »
Petit à petit, nous devenons très forts pour continuer à avancer. Mais beaucoup moins pour nous arrêter, pour demander de l’aide, pour simplement accueillir ce que nous vivons.
Lâcher prise peut alors donner l’impression de perdre le contrôle, alors qu’il s’agit parfois simplement de s’autoriser à être humain.
6. Vous cherchez une solution uniquement avec votre mental
Lorsque quelque chose ne va pas, notre premier réflexe est souvent de chercher à comprendre.
Et comprendre est important.
Mais certaines expériences ne passent pas uniquement par l’analyse, elles passent aussi par le vécu.
C’est pourquoi certaines personnes trouvent un apaisement grâce à des pratiques qui impliquent davantage le corps, comme la méditation, le yoga, la respiration, ou encore certaines approches énergétiques.
La Yatra Kundalini Activation fait partie de ces expériences.
Pendant une séance, il n’y a rien à réussir, rien à contrôler. Simplement un espace où le corps peut parfois relâcher ce que le mental tient depuis longtemps.
Chaque personne vit l’expérience différemment, sans attente particulière ni résultat garanti.
7. Le lâcher-prise n’est pas une destination
C’est peut-être la chose la plus importante à retenir.
Le lâcher-prise n’est pas un état que l’on atteint une bonne fois pour toutes. Ce n’est pas un objectif. C’est un chemin.
Il y aura des périodes où tout semblera plus fluide, et d’autres où le mental reprendra davantage de place. C’est normal.
L’important n’est pas de ne plus jamais contrôler. L’important est de développer, petit à petit, la capacité à revenir à soi, à son corps, à sa respiration à l’instant présent.
Comment apprendre à lâcher prise ?
Il n’existe pas de méthode universelle.
Certaines personnes trouvent leur équilibre grâce à une psychothérapie. D’autres grâce au sport, à la méditation, au yoga, à la nature ou à des pratiques artistiques.
L’essentiel est de trouver ce qui vous permet de vous reconnecter à vous-même.
La Yatra Kundalini Activation est une autre possibilité. Non pas parce qu’elle « fait lâcher prise » à votre place, mais parce qu’elle offre un espace où il devient parfois plus facile de mettre le mental en pause et de laisser le corps s’exprimer.
Chaque expérience est unique. Certaines personnes ressentent un profond apaisement. D’autres prennent simplement un moment pour elles.
Et c’est déjà beaucoup.
En conclusion
Si vous avez du mal à lâcher prise, cela ne signifie pas que vous faites quelque chose de travers.
Votre mental essaie peut-être simplement de vous protéger du mieux qu’il peut. Au lieu de lutter contre lui, il peut être intéressant de vous demander :
« De quoi ai-je réellement besoin aujourd’hui ? »
Peut-être de repos? Peut-être d’écoute? Peut-être d’un espace où vous n’avez rien à prouver?
Et si vous ressentez l’envie de découvrir la Yatra Kundalini Activation, je serai heureuse de vous accueillir lors d’une séance, simplement avec curiosité, sans attente particulière et dans le respect de votre propre rythme.
Et moi dans tout ça ?
Les personnes qui me connaissent sont souvent étonnées lorsque je leur parle de lâcher-prise pendant les séances de Yatra Kundalini Activation. Parce que je ne suis pas quelqu’un qui lâche prise facilement.
J’aime avoir le contrôle. Ou du moins, avoir le sentiment que je contrôle les choses. J’aime savoir ce qui est prévu, organiser, anticiper. Les surprises ne sont pas vraiment mes meilleures amies et il y a rarement beaucoup de place pour l’improvisation dans mon quotidien.
Pendant longtemps, je pensais que c’était simplement ma personnalité. Puis j’ai découvert la Yatra Kundalini Activation et l’innerdance.
Ce qui est assez surprenant, c’est qu’en séance, j’arrive à lâcher prise. Pas à chaque seconde, pas de manière parfaite… mais suffisamment pour sentir mon corps se détendre et mon mental ralentir.
Plus je participe à des séances, plus il m’est facile de lâcher prise dans ma vie de tous les jours. Lorsque je traverse une période stressante, lorsque les choses ne se passent pas comme je l’avais imaginé, lorsque la vie décide de changer mes plans.
Je ne prétends pas que les séances ont tout changé à elles seules. Le lâcher-prise se cultive de différentes façons.
Pour moi, la nature est tout aussi précieuse. Mon compagnon est guide de randonnée et, grâce à lui, j’ai découvert que lorsque je marche en montagne, mon cerveau s’arrête presque complètement. Ou au contraire, de nouvelles idées apparaissent, mes pensées sont moins brouillons. J’ai plus de clarté mentale. Je ne pense plus à ma liste de choses à faire. Je ne ressasse plus les conversations. Je suis simplement là. À écouter le bruit d’une rivière, observer une cascade, admirer un paysage ou sentir l’odeur de la forêt.
Quel bonheur de vivre en Auvergne… Entre les volcans, les lacs, les cascades, les rivières et les immenses forêts, le Puy-de-Dôme regorge d’endroits où l’on peut enfin respirer.



Aujourd’hui, je crois que le lâcher-prise ne dépend pas d’une seule méthode.
Pour certaines personnes, ce sera la randonnée. Pour d’autres, la méditation, le yoga, une thérapie, ou encore la Yatra Kundalini Activation (l’innerdance).
L’important est de trouver ce qui vous permet, à vous, de revenir pleinement dans l’instant présent.
Si je vous raconte cela, ce n’est pas pour dire que j’ai trouvé une recette miracle. C’est simplement pour vous montrer qu’on n’a pas besoin d’être une personne « zen » pour apprendre, petit à petit, à lâcher prise. Je suis encore en chemin. Et c’est peut-être justement pour cela que ce sujet me touche autant.
